
À l'orée de l'atmosphère.
Quand il arriva au cabaret des six faucilles, la musique y était reine. Un esprit ingénieux avait attaché tous les corps à des cordes qui serpentaient jusqu'au lustre. Ce lustre qui, sous la poussée mécanique d'un système de poulies, tournait lentement, animant ainsi les rêveurs de mouvements vivants. L'homme ne regarda pas et alla s'asseoir au bar. On lui servit une bière et un bol de dents cariées au chocolat.
Au deuxième étage, une salle avait été plongée dans le noir et une nation de lucioles s'y animait. Une petite table où un service de thé bien chaud avait été oubliée au centre de la salle et deux cadres vides y siégeaient. On y parlait de paix universelle et du pourrissement de l'humanisme contemporain. Un peu plus tôt, les rires s'étaient déversés sur la barbichette de Freud. Les lucioles avaient psalmodié une vieille chanson autrichienne.


